03 novembre 2007

Pouvait-on s'opposer à la guerre en 1914 ?

Quelles étaient, chez les soldats participant à la Grande Guerre, la part du consentement et de la contrainte ?
Le débat n'est pas complètement tranché entre les historiens sur leur degré de consentement. L'équipe de l'Historial de Péronne défend plutôt l'idée du consentement assez général dans le cadre d'une "culture de guerre", très visible dans les afiches notamment. L'équipe du CRID1418 insiste davantage sur la contrainte imposée aux soldats.
Si la plupart des monuments aux morts érigés après la Guerre en France ont une tonalité patriotique, quelques uns, à l'image de l'atmosphère dominante de l'entre-deux-guerres, sont clairement pacifistes. C'est le cas de celui de Gentioux dans la Creuse (ci-dessous) ou de celui d'Equeurdreville dans la Manche (ci-contre).
Dans cette idée, la chanson de Craonne est évidemment un élément exprimant la contrainte.

Pour ceux qui s'intéressent à cette question, je vous recommande le film de Stanley Kubrick, Les sentiers de la gloire (1957). Il est diffusé jeudi soir sur Arte. Sa subjectivité revendiquée n'enlève rien à sa pertinence.

A voir également sur Arte mercredi, un documentaire sur la Révolution russe de 1917 qui s'est déroulée pendant cette même guerre. On connait le rôle de cette question du consentement à la guerre dans le déclenchement de la Révolution.

Enfin pour approfondir cette question et avoir des éclairages sur les refus et les rébellions lors de la Grande Guerre et d'autres conflits, il faut lire le dossier "Déserteurs, mutinés, embusqués" qu'y consacre le magazine L'Histoire de ce mois (disponible au CDI).


[images : 1. Affiche du film Les Sentiers de la Gloire. 2. Monument aux morts d'Equeurdreville. 3. Monument aux morts de Gentioux]

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