19 janvier 2011

1871 : La Commune en images et en musique

En images...

La Commune de Paris a entrainé la destruction de plusieurs monuments de la capitale. Le Palais des Tuileries, résidence royale qui se trouvait à l'extrémité du Palais du Louvre a ainsi été incendié par les Communards le 23 mai 1871, lors de la "Semaine sanglante". Ce qu'il en restait fut, après de nombreux débats, rasé en 1883 (ci-contre un tableau réalisé en 1880). Voyez sur le plan ci-dessus son emplacement exact. Pour en apprendre plus sur cet évènement, voyez cet article sur le blog de mon collègue "Camille Desmoulins". Voyez également quelques représentations sur le site histoire par l'image. Certains voudraient même reconstruire le Palais à l'identique, mais cela me semble peu probable...



Autre monument endommagé, la colonne de la Place Vendôme, au sommet de laquelle se trouvait une statue de Napoléon. La colonne est mise à bas le 8 mai 1870 par les Communards comme symbole de l'Empire, (Napoléon III a en effet été écarté suite à la défaite de Sedan le 2 septembre 1870). Le peintre Gustave Courbet, éminent représentant du réalisme en peinture et proche des socialistes, est accusé par la suite d'avoir été, au mieux, complice de la décision. Il est condamné à 6 mois de prison.

Au moment de la Commune de Paris, des photographies sont prises. Vous pouvez en voir en consultant ce lien.


Du côté des chansons...

Jean-René Caussimon écrit en 1975 une chanson : "La Commune est en lutte". Grâce à cette chanson, Julien Blottière nous rappelle sur l'histgeobox les différents évènements de cette "Année Terrible" (Victor Hugo) : Guerre franco-prussienne, siège de Paris, Commune de Paris et répression par les "Versaillais".

Une autre chanson fait directement partie de l'histoire de la Commune, c'est "Le temps des cerises", dont les paroles ont été écrites par Jean-Baptiste Clément en 1866. Celui-ci, très engagé à gauche, demande à Antoine Renard de mettre son poème en musique. La chanson devient alors une sorte d'hymne du mouvement ouvrier et de la Commune. Jean-Baptiste Clément est d'ailleurs présent sur les barricades avec Louise Michel, une des grandes figures de l'insurrection. Les paroles sont pleines de métaphores évoquant un avenir radieux, celui des travailleurs, de manière poétique.

Le succès de la chanson ne s'est pas démenti par la suite, même si ceux qui l'ont fredonnée songeaient sans doute peu à sa dimension politique. De nombreux chanteurs l'ont interprétée, de Dassary à Yves Montand, je vous ai préparé une playlist, à vous de désignéer votre version préférée....

Découvrez la playlist Temps des cerises avec Nao Wadayama


Tout récemment, le groupe Noir Désir a réalisé une version. La dimension politique est pour eux une évidence, d'autant plus que l'autre titre mis en ligne se veut très explicite : "Gagnants-perdants". Voici ci-dessous, "Le temps des Cerises".



En savoir plus sur "Le Temps des Cerises" sur ce site


Evoquons pour terminer la BD de Tardi d'après le roman de Vautrin, Le Cri du Peuple, dont la Commune est le "personnage" principal.

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